Sast : "Il n'y a pas encore un vrai romancier dans les quatre îles"


Question : Combien de livres sont nés de ce mariage entre Sast et la plume?

Sast : (après avoir pris une gorgée de Coca). «Le crépuscule des Baobabs» en 2001, «L'Océan sera mon linceul» en 2003, ceci est un porte bonheur, car un an après, j’ai gagné le prix littéraire Mbayé Trambwé à Moroni, «Bilkisse la reine de Saba» en 2006, "Les berceuses assassines » en 2007, «Les Sultans chamailleurs" en 2008, «Le divan» en 2010, «le sang des volcans» en 2011 et «Djinns et Sultan» en 2013.

Question : Lequel parmi ces derniers est plus magnifié et touchant selon vous ?

Sast : «Le crépuscule du baobab» ! Chaque création a ses points ou axes frappants avec des visions particulières, je ne dévoile pas les raisons de mon attachement à celui-ci alors que tous sont issus du même géniteur.

Question : résumez-le donc en quelques mots…

Sast : Dedans on plonge dans une histoire d’un étudiant comorien à Paris. Ce dernier peine tous les jours à gérer galères, études et démarches diverses. Cette vie concerne pas mal des Comoriens qui sont allés en France pour terminer ou poursuivre des études universitaires.

Question : quel serait l’auteur-romancier préferé de Sast aux Comores ?

Sast : c’est Sast lui-même. Car on n’a pas encore un vrai romancier dans les quatre Iles qui composent les Comores. Par exemple, à Mayotte, on écrit beaucoup de poèmes, du théâtre, des nouvelles… j’ai constaté qu’on écrit beaucoup de récits, il y a un grand manque des ingrédients pour attribuer à un livre le nom « d’un roman ». Le roman comorien est en train de se chercher.

Question : Sast est un écrivain imprévisible…

Sast : on peut dire ça, car j’écris sur un contexte particulier, un angle et penchant singuliers je dirais. Et quand j’ai sorti « Le sang des volcans », j’ai directement pensé à un projet qui est d’ailleurs bien ficelé en deux aspects : Bâtir un roman purement comorien qui parlera de l’histoire de mon pays et qui comportera des thèmes historiques bien définis. Après avoir écrit sur la politique, j’ai dans ce premier tome d’une série de cinq, attaqué un genre nouveau, un roman historique avec comme héros le sultan Hassan II d’Anjouan. Pour marquer le lancement de la publication, une séance de dédicaces a été organisée à la librairie Le Paradis des Livres l’an dernier. (Tome I, « Assane II d’Anjouan » et Tome II, «Wabedja d’Itsandra». C’est le premier volet et le deuxième sera calé sur un contexte purement politique. Ça évoquera la politique contemporaine depuis l’époque coloniale jusqu’à la période postcoloniale.

Question : vous voulez laisser un message particulier aux passionnés ?

Sast : J’encourage les jeunes à se lancer. Mais tout d’abord il faut être un vrai amoureux de la discipline, je laisse donc comme conseils : la lecture approfondie, les prédispositions naturelles, avoir une vocation et un travail dur. Moi, j’y ai plongé après avoir participé à un concours de Nouvelles et accroché le deuxième prix, quand j’étais en classe de première en 1991.

Propos recueillis par Nabil Jaffar

Sast

Djinns & sultans

Cœlacanthe, 2013, 192 p.


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