La littérature comorienne à l'honneur


Dans le cadre de la Semaine des Comores qui s'est déroulée du 21 au 26 octobre 2013 à Chatenay-Malabry, à l'initiative d'ichata Talou, les Éditions Coelacanthe ont été chargées d'organiser une discussion autour de la littérature comorienne. Après une introduction générale sur le passage de la littérature orale à la littérature écrite d'expression française en passant par la l'influence de la littérature arabe, nous avons donné la parole à quatre intervenants. Le premier fut Abdoulatuf Bacar, doctorant en Littérature, auteur de Comment lire le roman post-colonial (eds de la lune, 2009). Il a fait un panorama de l'histoire de la littérature comorienne avec comme objectif de montrer que la littérature a participé à sortir les Comores de l'isolement ces derniers temps. En puisant ses exemples dans la littérature orale (Mbae Trambwe) et dans la littérature écrite francophone (Salim Hatubou), Abdoulatuf Bacar a aussi montré les difficultés à passer d'une littérature orale à une littérature écrite. Le deuxième intervenants, Ali Abdou Mdahoma, Docteur en Lettres, auteur de Le roman comorien de langue française (L'Harmattan, 2012) s'est attaché à montrer que le roman comorien dont il situe la naissance avec la République des Imberbes (1985) est marqué par la présence du thème de la politique. En prenant en exemple ce roman de Mohamed Toihiri et Le Bal des mercenaires d'Aboubacar Saïd Salim, il a montré l'omniprésence des événements politiques dans les romans comoriens. Quant à Thouebat Djoumbé, doctorante en littérature, elle a commencé par montrer que la littérature comorienne était marquée par la violence, chose paradoxale puisque l'image que nous avons de l'archipel est celle de la carte postale paradisiaque. Elle s'est interrogée ensuite sur le fait que c'est peut-être la société comorienne elle-même qui est violente et que la littérature ne fait que refléter la réalité de la société comorienne. Elle a basé toute son argumentation sur deux oeuvres fondamentales de la littérature contemporaine aux Comores : Les démons de l'aube de Salim Hatubou et Les berceuses assassines de Sast. Enfin le linguiste et imam Mohamed Soyir Kassim (Badjrafele) a montré l'influence que la littérature arabe a eu sur la littérature comorienne, notamment en ce qui concerne l'esthétique. Il s'est attardé sur le personnage d'Ibunaswia en montrant que ce fut d'abord un personnage historique, avant d'entrer dans la littérature comorienne sous ses meilleurs traits. De nombreuses personnes ont pris part aux échanges avec les intervenants dont Ahmed-Amine Chaehoi, Irchad Abdallah ou l'ancien Ministre Houmed Msaïdié.

Mahmoud Ibrahime


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